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2009 – 2012 : l’irrésistible ascension du Risk Manager

Quel rôle pour le Risk Manager en entreprise ? Tantôt bras droit du Directeur Général, tantôt relégué à la mise aux normes de l’outil de production, sa place au sein de l’organigramme a longtemps été fluctuante. Après les hésitations du marché français vis-à-vis de la gestion des risques, le Risk Manager a vu son statut évoluer réellement au cours des trois dernières années pour se stabiliser aujourd’hui au plus haut niveau de l’entreprise.

 

 

Le “baromètre” du Risk Manager

En 2009, FM Global a publié une étude sur les enjeux stratégiques de l’intégration du risk management en entreprise. Réalisée par TNS Sofres auprès de 57 Directeurs Administratifs et Financiers, Directeurs Financiers et adjoints d’entreprises françaises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 300 millions d’euros, l’étude constatait une intégration croissante des enjeux du risk management dans le conseil d’administration des grandes entreprises françaises. 74 % des Directeurs Financiers plaçaient alors le risk management comme mission de premier plan.

 

2009 : Encore des efforts à faire

Une “priorité” qui résistait mal à l’épreuve des faits : seulement 54 % des entreprises interrogées déclaraient avoir un Risk Manager dans leur organigramme alors même que 25 % d’entres elles avaient subi un dommage matériel majeur au cours des 5 dernières années, dû notamment aux inondations et aux tempêtes. Comme souvent, les entreprises se déclarent bien préparées aux risques liés à l’outil de production et aux risques stratégiques mais sous-estiment les catastrophes naturelles. « Les Directeurs Financiers ont consacré leurs efforts à la mise en conformité réglementaire en matière de risque, de gouvernance, de transparence, laissant de côté un pan de la gestion des risques, qui pourtant peut affecter gravement la performance de l’entreprise : les catastrophes naturelles », décryptait alors Alex Tadmoury, Directeur de FM Global France.

Véritable point faible de nombreuses entreprises, la prise en compte du risque lié aux catastrophes naturelles implique un pilotage stratégique au long cours soutenu par le tandem Directeur Financier – Risk Manager via des programmes ERM (Entreprise Risk Management) ou BCM (Business Continuity Management).
Or, si 63% des DAF indiquaient que leur entreprise avait mis en place un de ces deux programmes, seulement 24% d’entre eux avaient créé un comité dédié au pilotage de ces plateformes. Une erreur selon Alex Tadmoury, les ERM et BCM ne pouvant être efficaces que s’ils évoluent constamment et accompagnent les mutations de l’entreprise : « Acquisition d’une société, délocalisation d’un site, ajout d’une ligne de production, ou même changement d’un fournisseur (…) nécessitent souvent des investissements important et auront sans aucun doute une plus grande chance de réussir en étant soutenues par un programme ERM structuré et maîtrisé par un Risk Manager informé et compétent. »

 

2012 : Un poste stratégique reconnu et intégré

Trois ans plus tard, la situation a-t-elle évolué ? À en croire le baromètre du Risk Management 2012 publié par l’AMRAE (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise), la profession de Risk Manager a gagné en assurance. De la gestion des sinistres à l’identification et l’évaluation des risques, en passant par l’analyse des risques transverses, sa palette d’activités s’est enrichie. Mieux, son métier accompagne désormais les évolutions de l’entreprise : « il est intéressant de constater l’émergence de nouvelles activités qui constituent une marge de progrès potentielle : l’animation de comités opérationnels des risques, la gestion de crise, la participation aux audits d’acquisition ou encore l’élaboration des plans de continuité d’activité », rapporte l’AMRAE.

Le Risk Manager dispose souvent d’une vision plus complète et globale de l’entreprise. 42 % des personnes occupant ce poste sont même impliqués dans la définition de sa stratégie. Une valorisation de la fonction qui se traduit dans son rattachement hiérarchique. 30 % des Risk Managers dépendent ainsi du Directeur Financier et 18 % sont directement rattachés à la direction générale. Cette proportion grimpe même à plus de 70 % lorsque la fonction a été récemment créée.

Autant d’indicateurs qui montrent un changement des mentalités dans la gouvernance d’entreprise. En reconnaissant que la fonction de Risk Manager est par nature transverse et indépendante, l’entreprise reconnait la complexité de l’environnement dans laquelle elle évolue. Elle admet ainsi la pluralité et la dangerosité des risques auquel elle est exposée. Une étape essentielle pour pouvoir s’en protéger efficacement.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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